• septembre 21, 2020
  • Last Update octobre 24, 2019 8:37
  • Abidjan

Editorial

EDITORIAL

ET SI LA VIE SE PENSAIT EN TERMES D’ENVIRONNEMENT

Bien que l’étymologie du concept « environnement » soit inconnue, il reste que les racines grecque, latine et gauloise se combine tout au long de l’histoire pour le construire incitent à voir l’existence humaine et celle de tous les vivants en termes de relations d’environnement. On peut donc définir l’environnement comme l’ensemble des éléments naturels et culturels dans lesquels évoluent les êtres vivants.
De là, on peut considérer l’ensemble des publications du numéro 11 de la RSS-PASRES comme les diverses manifestations de l’environnent qui entoure un individu et constitue les conditions socioculturelles et naturelles agissant sur sa vie. Si nous considérons la racine grecque gyros disant le cercle ou la racine gauloise viria pour signifier un anneau, un bracelet, on peut arguer que la société est une clôture dans laquelle se déroule
l’essentiel d’une vie humaine. Dans ce cas, Agaman Mathieu dans « La propriété privée et la question de l’injustice » analyse les perturbations internes comme l’injustice affectant cet environnement humain au quotidien. Konaté Yaya, quant à lui, esquisse les éléments constitutifs d’un environnement linguistique qui détermine les échanges entre les hommes et permet le dynamisme économique. Il soutient que cet environnement immanent et immuable n’est pas figé comme le montre son article « Approche sociolinguistique du Dioula en Côte d’Ivoire ».
Mais la vitalité économique n’a de sens que rapporter à une histoire qui en évalue le
devenir. En ce sens, la racine latine virare d’environnement signifiant « changement de direction », est approprié dans la détermination historique de la culture du coton en Côte d’Ivoire. Selon Nouhontan Soro, les origines coloniales de la culture du coton expliquent les fluctuations de son rendement. Pour ne pas succomber aux multiples changements que porte l’histoire, l’environnement historique est généralement composé de « Stéréotype et image de l’autre ». Pour Moussa Paré et Severin Konin, « l’Espagne musulmane » en est un exemple « à travers La chanson de Roland».
De son côté, Rachid El Bazim présente « Le règlement des différents » comme celui de « l’Organisation Mondiale du Commerce » comme « un mécanisme en perpétuelle adaptation pour une meilleure efficacité » afin que la société reste un environnement normatif sanctionnant la démesure des intérêts égoïstes. Toutefois, la norme peut être elle-même source de dérèglement Dans cette voie, elle provoque des infractions qui en signifient les limites. Dans « Logiques des acteurs clandestins du Parc National de la Marahoué », Tra Bi Boli Francis explique les motivations de l’agir illégal des ruraux exploitant des aires naturelles protégées.
Les parcs et réserves sont le résultat d’une protection des ressources naturelles dont le rythme de destruction par les activités anthropiques est plus rapide que leur rythme de renouvellement. En effet, la publication « Urbanisation et gestion de l’environnement dans la ville de Bondoukou » porté par Péga Tuo affirme que les technopoles et les mégalopoles que sont les centres urbains, dans leur expansion territoriale et technologique engendrent des problèmes d’assainissement et de gestion des ordures dans l’environnement urbain.
Le numéro 11 de la RSS-PASRES rappelle donc aux uns et aux autres qu’aucune vie ne
peut prospérer en dehors d’un environnement naturel et culturel qui en assure l’identité dans les transformations qu’impose le temps.

Secrétaire Exécutif du PASRES
Docteur SANGARE Yaya

 

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